Lettre d’amour de George Sand pour Alfred de Musset

J’ai découvert George Sand à l’âge de 8 ans, j’avais gagné un prix de rédaction en classe de CE2 et le gain fut « La Petite Fadette ». Je tombai alors amoureuse de la littérature française. Je fis alors une section littéraire au lycée et en appris davantage sur Amantine Aurore Lucile Dupin… Cette écrivaine me fascinait autant le personnage privé que la personnalité publique. Cette femme était un génie.
La lettre suivante fut adressée à Alfred de Musset… soit disant.
Canular or not canular?
Peu importe, les deux romanciers se sont fréquentés pendant 2 ans, une relation aussi intense que tumultueuse, pourquoi leur correspondance ne serait pas toute aussi salace? 😋


En apparence il s’agit d’une simple lettre d’amour. Pourtant, si vous lisez seulement une ligne sur deux, vous découvrez un texte caché, a ne pas mettre entre toutes les mains. 😜

Je suis très émue de vous dire que j’ai
bien compris l’autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi

vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l’affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j’ha- 
bite est bien longue, bien dure et souvent

difficile. Ainsi en y songeant j’ai l’âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l’amour où je veux me
mettre.

.La réponse d’Alfred de Musset :
(Lire le premier mot de chaque ligne)

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cour
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Et la réponse de George Sand :
(Lire le premier mot de chaque ligne)

Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme.

Je sais bien que les gens d’aujourd’hui n’écrivent plus, mais oseriez-vous en faire de même?


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